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Les périples d'une famille à travers le monde

Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable

Gênes, depuis ses hauteurs, par l'ascensore levante

Gênes, depuis ses hauteurs, par l'ascensore levante

Dans le funiculaire...

Dans le funiculaire...

Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
La Basilica Santissima Annunziata del Vastato

La Basilica Santissima Annunziata del Vastato

Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
Retour dans les rues de Gênes

Retour dans les rues de Gênes

Via XX Settembre

Via XX Settembre

La Galleria nazionale palazzo Spinola

La Galleria nazionale palazzo Spinola

Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
Éloïse au palazzo Spinola (à comparer avec Jésus, plus haut)

Éloïse au palazzo Spinola (à comparer avec Jésus, plus haut)

Galata, le musée de la mer

Galata, le musée de la mer

Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
Jeudi 11 août : Gênes l'inclassable
A l'intérieur du sous-marin

A l'intérieur du sous-marin

Ce jeudi nous aura permis de mesurer à quel point la ville s'est créée en mille-feuille, par couches successives où toute logique ne répond qu'à l'expansion de la ville. Au niveau de son architecture, Gênes est une ville-monde, dans laquelle le Moyen Âge cède sa place au style liberty, pour entrer quasiment dans de l'haussmanien, puis flirter avec le modernisme. Et puis y en a un qui s'est dit qu'il fallait faire passer une route et qu'une passerelle au milieu de tout ça, ce serait super... Bref, les choses se sont empilées, probablement grâce à des marchés négociés par la mafia, mais le charme opère si on vient, comme nous, de Marseille, et qu'on n'est pas réfractaire aux chocs temporels et de culture.
Avec espoir et fascination, on commence donc par le funiculaire, long de 1500m, avec une montée de 280m. Autant dire que c'était raide, et qu'avec cette côte, la vue se devait d'être époustouflante. Elle l'était, mais comme dans toute Gênes, chaque vue a son immeuble, son toit ou sa passerelle pour gâcher un peu la vue...
Nous n'avons donc pas traîné, car pour bien voir, en plein cagnard, il nous aurait fallu marcher plus d'une heure pour atteindre l'un des forts sis sur les hauts de la colline. Profitant du départ imminent du funiculaire, nous voilà rebroussant chemin, vers la Basilica Santissima Annunziata del Vastato, recouverte de fresques et de dorures et parsemée de colonnes Roccoco. Un style que nous connaissions bien Laurence et moi pour l'avoir beaucoup rencontré dans les églises de Venise, mais que nous avons assez peu vu en dehors de Gênes, lors de notre parcours estival.
Les guides touristiques préconisant la visite de Villas pour parachever notre connaissance des lieux, nous avons jeté notre dévolu sur une demeure-musée moins portée sur le mobilier que sur la peinture : la Galleria nazionale palazzo Spinola. Fermée à notre venue le matin, nous y sommes retournés l'après-midi après un apéro/repas bien tranquille, dans une petit troquet en contrebas de la Cathédrale... Sans être de la taille d'un musée, la Villa restait immense et présentait une très riche collection d'oeuvres, qui s'associait très bien, dans un tel lieu, à la cuisine d'époque, figée pour la postérité, et que l'exposition de services et pièces de vaisselle venait compléter.
Suivant les conseils des guides et internautes, c'est vers le musée de la Mer, Galata, que nous portions ensuite nos pas. Construit sur le port comme une avancée vers la mer, le bâtiment de cinq étages retraçait toute l'histoire des navires, depuis les explorations par Christophe Colomb, figure locale, jusqu'au sous-marin, désarmé, et obtenu par la Commune pour étoffer le site. Toiles et maquettes de caravelles, reconstitution "à l'échelle" de bateaux afin d'illustrer au mieux les explications que mannequins et séquences filmées venaient étayer, pouvaient ravir tout amateur d'histoire navale, tandis que les étages supérieurs se consacraient davantage aux divers sujets touchant à l'immigration, ancienne et récente. La scénarisation du site en était magnifique, à mi-chemin entre la façon dont c'était développé sur Ellis Island, et au sein de l'EPIC, en Irlande. Évoluant entre les différents secteurs d'un cargo (dortoirs, cuisine, salle pour les repas....) il fallait parfois tendre un passeport, donné à l'entrée pour activer l'interactivité d'un personnage... Seul bémol, tout cela était en italien seulement. Enfin, sur le haut de l'édifice, on trouvait les articles de presse concernant les bateaux, leurs naufrages, et un traitement plus actuel des passages d'immigrés, ainsi que des terrasses extérieures laissant de superbes points de vue sur la ville. On achevait la visite à l'extérieur du bâtiment, où immergé dans le port, nous attendait le sous-marin que l'on traversait de la même manière que les membres de l'équipage.
Enfin, pour lever le voile sur les derniers recoins de la ville que nous n'avions pas encore explorés, nous avons longé une partie de la rue du XX Septembre pour finir par la via Garibaldi et tous ses palazzi. Un dernier repas en terrasse sur une placette inédite pour Laurence et moi aura clôturé notre séjour à Gênes.
 

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